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	<title>Commentaires sur : Statue ancienne et statue contemporaine par l&#8217;atelier CAMPO</title>
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	<description>Le Blog de la Décoration et du Savoir-faire</description>
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		<title>Par : Pierres</title>
		<link>http://www.fadparis-blog.com/2009/12/statue-ancienne-statue-contemporaine-atelier-campo/comment-page-1/#comment-1883</link>
		<dc:creator>Pierres</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 18:14:15 +0000</pubDate>
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		<description>BONNE ANNEE 2010
&quot; Dans l&#039;unité avec le silence, la paix et la joie rayonnent.&quot;

ALBERT CAMUS

&quot;Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n&#039;ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S&#039;il m&#039;est nécessaire au contraire, c&#039;est qu&#039;il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L&#039;art n&#039;est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d&#039;émouvoir le plus grand nombre d&#039;hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l&#039;artiste à ne pas s&#039;isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d&#039;artiste parce qu&#039;il se sentait différent, apprend bien vite qu&#039;il ne nourrira son art, et sa différence, qu&#039;en avouant sa ressemblance avec tous. L&#039;artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s&#039;arracher. C&#039;est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s&#039;obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s&#039;ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d&#039;une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu&#039;il soit travailleur ou intellectuel.&quot;

      in &quot;Discours de Suède&quot;. Gallimard. Folio</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>BONNE ANNEE 2010<br />
&nbsp;&raquo; Dans l&#8217;unité avec le silence, la paix et la joie rayonnent.&nbsp;&raquo;</p>
<p>ALBERT CAMUS</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n&#8217;ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S&#8217;il m&#8217;est nécessaire au contraire, c&#8217;est qu&#8217;il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L&#8217;art n&#8217;est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d&#8217;émouvoir le plus grand nombre d&#8217;hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l&#8217;artiste à ne pas s&#8217;isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d&#8217;artiste parce qu&#8217;il se sentait différent, apprend bien vite qu&#8217;il ne nourrira son art, et sa différence, qu&#8217;en avouant sa ressemblance avec tous. L&#8217;artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s&#8217;arracher. C&#8217;est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s&#8217;obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s&#8217;ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d&#8217;une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu&#8217;il soit travailleur ou intellectuel.&nbsp;&raquo;</p>
<p>      in &laquo;&nbsp;Discours de Suède&nbsp;&raquo;. Gallimard. Folio</p>
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